Tourisme balnéaire : Dakhla, une destination de rêve

C’est la destination à la mode en ce moment au Maroc. Dakhla, en une décennie, s’est imposée comme un site touristique de choix. Il faut dire que la région compte parmi les plus belles et les plus riches quoi ? du pays. Une nature sans égale, une combinaison unique de mer, dunes et lagunes et un microclimat doux et tempéré sur toute l’année. Avec plus de 660 km de côtes pour toute la région Oued Ed-Dahab-Lagouira, et une lagune de près de 250 km², difficile de trouver pareille niche aussi vierge et dépaysante. A en croire les grandes stars du surf qui ont goûté aux vagues de Dakhla, l’eau de la baie reste tout au long de l’année à une température qui ne dépasse pas les 25°C. Et comme elle est située à une trentaine de kilomètres au nord du Tropique du Cancer, tout comme La Havane, Canton ou Hawaï, Dakhla offre un climat tropical propice aux vacances et aux sports nautiques.Et comme ce climat est tempéré par les alizés et les courant marins, et sahariens à l’Est, le tout mâtiné du grand ensoleillement du Sud marocain, ce sont là les conditions idéales pour sortir en mer pour nager, plonger, naviguer ou pratiquer les sports de vent sur vague.La ville prend naissance à l’embouchure du Rio de Oro. Fondée en 1884 par les Espagnols, elle a longtemps été nommée Villa Cisneros. Les photographies anciennes ont immortalisé un petit port de pêche au bord d’une magnifique lagune aux eaux turquoise. Avant de devenir une destination touristique, Dakhla a toujours été un paradis pour la faune. Lieu de passage et d’escale pour des milliers d’oiseaux migrateurs, dont des colonies de flamants roses, la baie héberge la plus grande population mondiale de phoques moines. Ses eaux sont également fréquentées par des raies et des dauphins à bosse.Sports nautiquesCe qui attire les amoureux des espèces marines pour un tourisme écologique très à la mode en ce moment. C’est d’ailleurs de la Punta Sarga (La pointe de Lassarga), à l’extrémité sud de la presqu’île, que l’on peut observer dans leur milieu naturel ces espèces qui font la grande richesse de la région. Des groupes de scientifiques viennent étudier les phoques et les colonies d’oiseaux migrateurs et rendent compte de leurs recherches dans de prestigieuses revues scientifiques qui ont installé la réputation de Dakhla et de sa région comme une niche naturelle importante. Ce qui fait de Dakhla et de sa baie un de ces rares endroits de la planète où l’homme vit encore en symbiose avec les éléments d’une nature préservée. Il faut dire que, jusqu’à il y a dix ans, Dakhla était un site méconnu. Mais, depuis l’effervescence qui a envahi les lieux, les autorités n’ont pas raté l’occasion de penser développement durable et tourisme écologique pour préserver cette manne naturelle. Car il serait facile de laisser le boom touristique s’enclencher pour voir mourir la baie et son arrière-pays par faute de préservation et d’une politique environnementale bien définie. Dakhla est la capitale des sports de glisse nautiques. Les conditions de surf idéales, grâce à une vague droite parfaite et longue, ont amené les surfeurs à classer le spot de Foum Labouir juste après ceux d’Hawaï. C’est dire que la barre est placée très haut, ce qui explique la venue des grandes stars mondiales du surf, qui font le voyage, vivent en bivouac et arpentent le sable à la recherche de la vague unique. Grâce à un vent également constant, les wind et kite surfeurs ont eux aussi trouvé ici un paradis. Il suffit d’être munis de son attirail de glisseur et laisser les éléments faire le reste. Depuis 2003, la ville accueille les windsurfeurs et kitesurfeurs du monde entier grâce aux différents articles parus dans les plus grands magazines (Surf, Wind, …) vantant les spots exceptionnels de la région. Chaque année, les plus grands windsurfers vont s’y entraîner.Haut standingIl existe actuellement 5 écoles de sports nautiques qui accueillent chaque année un total de 3.000 touristes sportifs qui sont logés dans les plus beaux hôtels de la ville. D’ailleurs, cette ville abrite aujourd’hui plusieurs agences qui organisent des campings de sports dans la baie de Dakhla, qui commence à acquérir une bonne réputation au niveau mondial. Dans ces campings, les débutants apprennent plusieurs formes de sports nautiques comme la planche et le kite surf. Et, en raison des eaux peu profondes sur des kilomètres, souvent ces apprentis réussissent à chevaucher les vagues dès le troisième jour. Certaines écoles spécialisées sont également à la disposition de ces débutants en leur offrant la possibilité de surfer en toute sécurité.Mais il n’y a pas que les sports nautiques qui priment, le sable offre aussi différentes disciplines comme le surf sur sable, la descente des dunes et des concours de saut. On peut aussi slalomer et faire d’autres figures tant le sable est propice à tous les sports de neige. Mais les richesses de Dakhla se trouvent aussi sous l’eau. Les grands aficionados de la pêche sportive affluent de partout et, parfois, ce sont de véritables safari sur mer qui sont organisés. La pêche est une activité reine à Dakhla. Elle se décline en surfcasting ou au gros. Les plongeurs découvrent aussi un milieu intact aux antipodes des spots surchargés et trop fréquentés. L’attrait de ce véritable paradis, c’est qu’il a été durant de longues années préservé. C’est dans ce sens que la région va devenir un parc national qui compte protéger les espèces menacées comme les phoques moines. A tout ceci, il faut ajouter les grandes sorties et les balades en bateau qui permettent de découvrir la lagune et de visiter les îles environnantes.Tourisme de désertL’un des grands moments quand on séjourne à Dakhla, c’est le bivouac dans les dunes, dans les surf camps, des espèces de sites aménagés pour vivre des expériences uniques s sur le sable, à la belle étoile. Dans ce décor, se réveiller face à la mer est tout simplement magique. Pour les plus aguerris, on peut aussi pénétrer plus profondément dans le Sud du Maroc pour des excursions en 4X4. Ce qui permet de vivre avec les nomades du désert des expériences inédites.La culture du Sud offre un éventail très large de techniques pour dormir dans le désert. La plus répandu reste la “khaïma”, ces tentes majestueuses des Sahraouis qui protègent du vent et de la chaleur et autorégulent les température entre nuit et jour. Un autre point fort de la région, les douches d’eau sulfureuse à 38° C de la source thermale d’Asmaa. Réputée excellente pour la peau, les troubles respiratoires et les os, c’est l’escale incontournable pour les visiteurs de Dakhla. Mais le joyau de Dakhla reste à coup sûr la lagune de Rio de Oro. C’est aussi l’une des zones les plus poissonneuses au monde. La courbine en est le principal poisson. Il s’agit d’un poisson dont la taille moyenne varie de 50 cm à 1 mètre, mais qui peut atteindre les 2 mètres pour plus de 60 Kg. Un sacré morceau très prisé dans toute la zone. C’est un sport à part entière, surtout la pêche en surfcasting, c’est à dire en pêchant les pieds au bord de l’eau. Il est possible d’attraper des poissons pouvant mesurer jusqu’à 2 mètres et peser jusqu’à 80 kilos. Les passionnés privilégient la pêche de nuit, qui offre des sensations fortes sous un ciel étoilé. Dakhla, c’est aussi un des plus grands ports de pêche du Maroc. D’ailleurs, la densité de la population varie selon les saisons du poisson. D’octobre à janvier, le poisson se tient à la roche. Il préfère le sable à partir de février jusqu’à septembre. Tout cela, bien sûr, n’étant que pure théorie construite autour des expériences des pêcheurs locaux. On peut mettre un maximum de chance de son côté pour ne pas passer à côté de son séjour en privilégiant sa période, son emplacement, ses montages, les cycles de marées et surtout des appâts hyper frais, mais il suffit parfois qu’une seule condition fasse défaut pour que le poisson boude tous les appâts présentés. En termes de pêche, à Dakhla tout peut arriver, une petite daurade de 2 kg comme une courbine de 40 kg qui se jette sur votre ligne et manque d’emmener tout votre beau matériel flambant neuf à la mer. Certains spécialistes de la pêche à la ligne ont pu attraper des courbines de plus de 80 kilos. La fierté de la région.Eaux poissonneusesDakhla se développe beaucoup au niveau touristique, notamment grâce à l’apparition d’hôtels de haut standing. Il faut dire que la région a tout pour plaire, y compris les avantages fiscaux qu’elle offre. Les entreprises qui s’y implantent sont exonérées d’impôt sur les sociétés et de la taxe d’habitation (ancienne taxe urbaine). Elle offre, en outre, un important support foncier, à des prix très compétitifs.Avec les projets en cours ou en préparation, la région pourrait, à moyen terme, attirer un éventail plus large de touristes. A commencer par la station de Graret Fartet, étendue sur 400 ha au sud de la Dune blanche (à près de 55 km de Dakhla), dont la première tranche prévoit pas moins de 5.000 lits. Elle retiendra pour thème le balnéaire sportif et écologique et intégrera un écomusée. Une deuxième station écotouristique sur 200 ha, Porto Rico, répartie en écovillages et intégrant une marina de 120 anneaux est également en gestation. Parmi les projets phares, il y a aussi les unités PK 25 et El Faro, consacrées aux sports de glisse et à l’animation.





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